6 éco-gestes à adopter à la plage 

Tandis que certain·e·s cherchent encore leur destination éco-responsable pour les vacances, d’autres ont déjà les pieds dans l’eau. Et cette année, on vous propose d’adopter six gestes simples pour faire rimer farniente et éco-responsabilité.

S’emparer d’un maillot de bain éco-responsable

Le maillot de bain est un accessoire essentiel pour les baignades, mais reste l’une des pièces les plus polluantes du dressing. En effet, la majorité des maillots de bain sont fabriqués à partir de fibres synthétiques (nylon, polyester, spandex, élasthanne…), dérivées du pétrole. Au contact de l’eau, celles-ci libèrent des microparticules de plastique qui se propagent dans les océans. Et causent nombre de dommages sur la faune et la flore maritime.

Pour nager en pleine conscience écologique, il est préférable d’opter pour un maillot de bain éco-responsable. Il suffit de se tourner vers des marques éthiques dont les processus d’élaboration et de fabrication des produits sont respectueux de l’environnement. Cela peut passer par des pièces certifiées ou en matières recyclées. 

Privilégier une crème solaire éco-responsable

Le deuxième indispensable d’une journée à la plage : la crème solaire. Malgré ses vertus protectrices pour la peau, la crème solaire peut s’avérer particulièrement nocive pour les océans. La raison ? La majorité des protections solaires vendues sur le marché contiennent des ingrédients toxiques, nuisibles à l’écosystème marin. Lorsque l’on nage avec de la crème solaire sur la peau, les éléments chimiques s’infiltrent dans l’eau et sont ensuite absorbés par les coraux et les poissons. 

L’une des solutions : la crème solaire éco-responsable. Celle-ci laisse place à une composition plus saine, naturelle et beaucoup moins dangereuse pour l’environnement marin.

S’adonner à des activités neutre en carbone

Virées en jet ski, promenades en bateau… Ces activités populaires en mer ne sont pas les plus écologiques. En plus de rejeter des gaz dans l’atmosphère, elles génèrent de la pollution sonore et freinent la reproduction des espèces maritimes. Alors, comment s’amuser à la plage sans dégrader l’environnement ? Les alternatives ne manquent pas. Surf, paddle, planche à voile, pédalo, kayak… Aucun moteur, seule la force des jambes et des bras est nécessaire pour avancer. 

Pour celles et ceux qui préfèrent rester les pieds dans le sable, une lecture engagée sur un transat ou une partie de beach volley sont également des occupations qui ne perturbent pas la faune et la flore aquatique

Adopter une philosophie zéro déchet 

Selon le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, 80% des déchets marins proviennent des activités terrestres. Tous ne sont pas directement issus d’une utilisation sur la plage, mais les restes de pique-nique, la vaisselle à usage unique, les bouteilles d’eau et autres mégots de cigarettes sont à bannir pour limiter la casse. 

Gourde en verre, vaisselle en bois, serviettes en tissu… Autant d’accessoires réutilisables qui permettent d’éviter les déchets. Côté nourriture, on privilégie les tupperwares, les bentos ou de simples contenants réutilisables pour transporter les repas, quitte à se débarrasser des éventuels emballages plastique chez soi, avant de partir.

Bien qu’il soit interdit de fumer sur la plupart des plages, le mégot de cigarette est le déchet le plus retrouvé sur les plages européennes. Si aucune poubelle n’est à proximité, le cendrier de poche réutilisable est une alternative responsable à préconiser. Facilement trouvable chez les buralistes ou en ligne, ce petit accessoire permet de ranger ses mégots usagés et de les jeter à la poubelle une fois chez soi. Simple, pratique et (plus) écologique. 

Respecter la biodiversité 

Avant d’être un lieu de vacances, la plage est avant tout l’habitat naturel de nombreuses espèces. Il est donc fondamental d’adopter un comportement responsable afin de préserver l’espace qui nous entoure. On évite de ramasser les coquillages, le sable, les galets, la mousse ou de toucher les coraux. Dans certains pays et même certaines régions en France, des réglementations strictes sont appliquées pour préserver la biodiversité. La dégradation des espèces protégées et le non-respect de ces interdictions peuvent engendrer plusieurs mois d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 15 000 euros.

Privilégier les modes de transport doux pour se déplacer 

Les mobilités douces, telles que la marche à pied ou le vélo, sont excellentes pour profiter pleinement du beau temps et découvrir la région. Si vous n’avez pas l’opportunité d’apporter vos propres vélos, il est souvent possible de louer des bicyclettes sur son lieu de vacances.

Pour celles et ceux qui partent plus chargé·e·s, le bus est également une mobilité plus vertueuse que la voiture.

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